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Genèse Damier d’Anjou-Infra et Damier de Bretagne – 2008 (#4)

Fin janvier 2008 : une note, non-nominative, est glissée dans les boîtes aux lettres des habitants. Elle indique qu’un « digicode d’accès à votre bâtiment sera posé et fonctionnera à partir du 04 février 2008. Pour votre sécurité, nous vous rappelons que ce code est confidentiel, et qu’il ne doit pas être divulgué aux personnes de l’extérieur. »

Résultat : les interphones sont purement et simplement supprimés ! Comment se faire livrer courses et colis ? Comment ouvrir à nos visiteurs ? Descendre pour leur ouvrir (imaginons que, comme bien souvent, l’ascenseur soit en panne…) ? Qu’importe que l’on soit âgé(e), handicapé(e), que l’on ait des enfants en bas âge, quelque chose sur le feu, etc…

Autre alternative : donner le code – parfois à des inconnus (les livreurs, par exemple) quitte à ce que ceux-ci divulguent le code « confidentiel » autour d’eux… Ceci dit, au 13/14 place de Seine, la porte d’accès ne ferme que si on la claque à plusieurs reprises. Pour sortir de l’immeuble, il faut parfois s’armer de
patience car la porte reste, de temps en temps, obstinément coincée. La
réparation de la serrure étant du travail d’amateur (plaque et vis mal posées, non ajustées), il est évident que cela ne peut fonctionner correctement…

Début février 2008 : des ouvriers viennent rendre les appartements, structurellement solides et impeccables mais condamnés, « impropres à la location » en les détruisant à coups de masse !!! Les plus proches voisins ne sont d’ailleurs pas près de l’oublier.

Toujours début février, une note nominative, datée du 28 janvier 2008, est glissée dans les boîtes aux lettres des résidants, dont l’objet est : « diagnostic d’occupation ».

Par le biais de cette note, Logis-Transports informe que : « Logis-Transports a
envisagé la vente* de votre résidence à un investisseur privé qui souhaite libérer l’immeuble
. », et indique lancer une enquête qui sera effectuée par la société H.E.R.

* A ce propos, nous rappelons que les statuts de Logis-Transports ne lui permettent pas de vendre un bien pendant une période de 10 ans à partir de la date d’achat ou de construction du dit bien (même si l’une des employées de cet organisme affirme que cela ne s’applique pas à Logis-Transports…). AXA ayant cédé ces deux groupes d’immeubles de la Résidence des Damiers le 02 juillet 2001, Logis-Transports ne peut donc vendre avant le 02 juillet 2011. De plus, le droit de préemption devant être appliqué, Logis-Transports ne peut vendre qu’aux occupants légitimes – et non pas à un investisseur, quel qu’il soit…

Une autre note, non-nominative et toujours glissée dans les boîtes aux lettres, datée du 04 février 2008, informe les habitants que « l’enquête » commencera en leur domicile le mardi 12 février.

Une autre note encore, non-nominative (glissée dans les boîtes aux lettres…), datée du 11 février 2008, informe les habitants du déroulement par phases du « projet de cession des Damiers » :

·1ère phase     : « Le diagnostic d’occupation »,

·2ème phase  : « La présentation des enjeux relatifs aux relogement »,

·3ème phase   : « L’élaboration des modalités du relogement dans le cadre d’un dialogue  participatif. »

11 février 2008 : M. Kossowski, Député-Maire de la ville de Courbevoie, invite les Conseils Syndicaux des Damiers de « Champagne » et du « Dauphiné », les membres du Bureau de « Vivre à La Défense », un membre de l’association et deux habitants du Damier de « Bretagne », a assisté à une réunion. Dix personnes en tout, plus le Maire et Mme Limoge, son adjointe. Durée de la réunion : 1 heure.

Sans attendre, M. Kossowski informe les présents que les Damiers d’Anjou-Infra et de Bretagne sont vendus – sans préciser le nom de l’acheteur. Extrêmement surpris par cette affirmation, nous avons immédiatement répondu : « Non, c’est impossible ! A la rigueur, il y a peut-être une promesse de vente mais ces immeubles ne sont certainement pas vendus ! ».

Gêné, le Maire demanda alors quelques explications. Après lui avoir fait part du comportement de Logis-Transports, vente d’AXA à Logis-Transports comprise, nous avons souligné que la France était un pays cadré par des lois qu’il serait grand temps de faire respecter et d’appliquer.

Puis, l’un des présents interrogea le Maire sur ce qu’il pensait d’un éventuel recours en  justice. M. Kossowski a alors répondu : « Prenez un bon avocat, un très bon cabinet… et défendez vos droits. » Il lui fut répondu que certains l’avaient déjà fait et que la première vague de dossiers étaient déjà déposée au tribunal. Dont acte.

12 février 2008: dès le petit matin, une armada de « nettoyeurs » s’active afin de débarrasser les poussières et autres « particules » indésirables qui avaient élu domicile dans les parties communes. Les luminaires sont enfin pourvus d’ampoules,  les baies vitrées des portes d’accès retrouvent une transparence qu’elles ne connaissaient plus depuis belle lurette, le marbre des sols brille, même les murs ont le bonheur de connaître enfin le goût de l’eau et du détergent.

Jamais on n’avait vu une telle effervescence depuis la cession des immeubles par AXA… Tout ça pour recevoir dignement les enquêteurs de la société H.E.R.

L’enquête commence…

Quelques habitants des Damiers d’Anjou-Infra et de Bretagne acceptent de répondre aux questions par curiosité  mais refusent de fournir leur avis
d’imposition – document exigé par les enquêteurs.

D’autres refusent de répondre estimant que cette enquête n’est pas légale –
certains appuient leurs dires en déclarant que leur avocat le leur a déconseillé, d’autres indiquent avoir déposé un recours en justice contre leur Logis-Transports. Les enquêteurs n’ont plus jamais frappé à leur porte.

D’autres encore n’ont pas souhaité recevoir ces enquêteurs pour divers autres motifs. Les enquêteurs sont revenus jusqu’à cinq à six fois par jour (pendant 3 semaines – c.a.d. au moins 105 fois !!!) frapper à leur porte…

Face au nombre de refus, les enquêteurs de la société H.E.R. venaient dans la semaine, mais aussi le samedi et le dimanche, à n’importe quelle heure et même tard le soir.

Quant aux habitants de la partie « Infra », ceux-ci n’ont pu faire autrement que leur répondre – malgré le fait que leurs appartements soient (bizarrement) passés dans le secteur H.L.M. à leur insu.

Selon les Conseils juridiques consultés, cette enquête n’est légale que dans les H.L.M. Une fois de plus, la France est un pays cadré par des lois qu’il serait grandement temps de faire respecter et d’appliquer (un vrai credo…).

Nous faire encore avaler des couleuvres ? Non merci, la coupe est pleine ! Mais voilà comment, de nos jours, sont traités des personnes qui paient charges et loyers et qui auraient bien aimé vivre paisiblement… Nous ne remercions pas Logis-Transports de nous en faire voir de toutes les couleurs depuis 7 ans.

15 février 2008 : Assemblée Générale de VIVRE A LA DÉFENSE – présentation des comptes 2007 et dernières démarches effectuées. Puis, comme bien souvent, VIVRE A LA DÉFENSE invite les non-adhérents à participer à la suite de la réunion.

04 mars 2008 : VIVRE A LA DÉFENSE  invite tous les habitants visés par cet étrange « opération » à participer à une réunion en présence de l’avocat en charge  des dossiers déjà déposés. Celui-ci a clairement expliqué les droits des locataires en matière de bail, de vente, de relogement, etc. Puis il s’est prêté au jeu des questions/réponses et a tenté de répondre à chacun. L’association a également précisé que l’Aide Juridictionnelle était gratuite mais soumise à conditions de ressources.

06 mars 2008 : Ressentant une insécurité certaine à plusieurs niveaux, VIVRE A LA DÉFENSE  dépose une main courante préventive au commissariat.

17 mars 2008 : Logis-Transports demande un report d’audience au tribunal (l’audience est reportée au 14 avril 2008).*

21-22 mars 2008 : Dans la nuit, un violent incendie ravage le niveau « –4 » des parkings situés sous les immeubles de la Résidence des Damiers. Certains résidants sont même obligés de sortir de chez eux à cause des émanations. A leur retour, vers 4 heures du matin, ils s’aperçoivent que les murs de leur intérieur sont noircis par la suie.

Cet incendie, d’origine criminelle selon la police, fait l’objet d’une enquête judiciaire (voir catégorie « Parkings »)…

Il est à noter qu’à la suite de cet incendie, LOGIS-TRANSPORTS ne s’est jamais manifestée auprès des habitants. Mais vu la façon dont cette société traite ceux qui la font vivre, ce n’est pas si étonnant que cela… 

*14 avril : LOGIS-TRANSPORTS demande un nouveau report d’audience. Celle-ci est donc reportée à juin.

En juin : L’audience de mise à disposition a bien lieu mais LOGIS-TRANSPORTS ne présente aucun document…

L’audience de jugement est fixée au 02 octobre 2008.

Le 1er octobre 2008, LOGIS-TRANSPORTS demande… un report d’audience ! L’affaire est radiée mais immédiatement réinscrite au rôle à la demande des plaignants.

A suivre…

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Genèse Damier d’Anjou-Infra et Damier de Bretagne – 2007 (#3)

02 janvier 2007: une porte d’accès latérale (secours) située dans le hall de l’un des immeubles est condamnée pour cause de « non fonctionnement du code d’accès« , selon Logis-Transports.

Codes d’accès, interphones, portes d’entrée et boîtes aux lettres défoncées (« à la charge des locataires« , dixit Logis-Transports), dernière vérification des extincteurs « octobre 2003 », etc… La liste des problèmes est longue.

Février & mars 2007 : les deux tentatives de contrôle des charges pour les années « 2004 » et « 2005 » sont de véritables fiascos… Après demande d’explications, Logis-Transports promet d’y répondre point par point.

22 avril 2007 : suite à notre compte-rendu sur le « contrôle des charges » envoyé à Logis-Transports, celle-ci nous a assuré par courrier de nous répondre : « le 22 mai, lors d’une réunion qui fera l’objet d’un compte rendu par écrit.« 

18 mai 2007 : cette réunion n’a pu être maintenue pour raisons professionnelles et a donc été annulée par nos soins. Nous avons proposé une autre date : le 1er juin 2007. Malheureusement, celle-ci ne convenait pas à Logis-Transports. Nous avons rappelé mais cette réunion, comme le Conseil de Concertation Locative, a été reportée à une date ultérieure non-fixée (qui n’aura jamais lieu).

De courriers en coups de fil, de recommandés avec AR en rendez-vous, d’interventions auprès des services de sécurité de la mairie en démarches diverses, à chaque fois les réponses de Logis-Transports sont les mêmes : « Oui, c’est en cours » et on ne voit rien venir, ou « Non, c’est à vous de payer » (surtout lorsque les réparations sont à la charge du propriétaire : fenêtres, stores, manivelles, etc…). Plus souvent encore, les requêtes restent lettres mortes.

Octobre 2007 : les Conseils Syndicaux des Damiers de Champagne et du  Dauphiné et VIVRE A LA DEFENSE sont invités par M. Kossowski, député-maire de Courbevoie, à une réunion à la mairie. Le maire informe les personnes présentes que Logis-Transports lui a fait part de son désir de vendre sa propriété située à La Défense 1.

Stupeur de la part des Conseils Syndicaux ! La surprise est cependant beaucoup moins forte  pour VIVRE A LA DEFENSE qui, depuis les courriers reçus en décembre 2006 – « nouveau bail à signer (…)  – durée de 3 mois (…) – en cas de refus de signature Logis-Transports dénoncera votre  bail (…) » se doutait bien que quelque chose se tramait… (cf. réunion du 11 décembre 2006).

Novembre 2007 : les appartements libérés ne sont pas reloués. En revanche, des portes palières dites « de sécurité » (SITEX) en condamnent désormais les entrées. Raison officielle de ces portes : « Afin de prévenir les squats »… Jamais il n’y a eu de squats dans ces immeubles. De plus, si l’accès des immeubles étaient normalement sécurisés, aucun squat ne pourrait être craint…

Par ailleurs, vu la très grave crise du logement dont souffre notre pays, et l’Ile-de-France en particulier, cela est pour le moins surprenant, voire particulièrement scandaleux…

Décembre 2007 : Suite à un énième courrier de VIVRE A LA DEFENSE à LOGIS-TRANSPORTS concernant :

  • Les portes d’accès aux immeubles (défoncées, ouvertes à tous vents, vitres brisées, voire porte absente),
  • Système Vigik hors-service,
  • Interphones hors service,
  • Boîtes aux lettres (vandalisées, défoncées, absence de portes, etc.),
  • Fonctionnement des ascenseurs (aléatoire et peu rassurant),
  • Locaux poubelles (immondices constant le week-end à l’extérieur du local),
  • Travaux (auxquels Logis-Transports nous avait déjà répondu
    en janvier 2007 : « Votre résidence va prochainement faire l’objet d’importants travaux de rénovation »…),
  • Charges (avec, pour exemple, une augmentation de 80 à 100% du poste « chauffage » entre 2006 et 2007 !),
  • Bail.

Divers points auxquels LOGIS-TRANSPORTS répond, entre autres, (en date du 21 décembre 2007) : «Logis-Transports étudie un nouveau projet d’ensemble qui fera prochainement l’objet d’une communication générale. »

On ne peut être plus cynique…

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Genèse Damier d’Anjou-Infras et Damier de Bretagne – 2002-2006 (#2)

(…) les choses en allèrent tout autrement pour le Damier d’Anjou-Infra, le Damier de Bretagne, et leurs habitants. Soit 250 appartements, situés sur les bords de Seine face à Paris, tous occupés par des baux du secteur privé marché libre…

Le 16 juillet 2002, par note antidatée (10 juillet 2001), glissée dans leur boîte aux lettres, les habitants du Damier d’Anjou-Infras et du Damier de Bretagne apprennent qu’AXA (Sté de droit privé), leur propriétaire, avait cédé leurs immeubles d’habitation à une société, une certaine LOGIS- TRANSPORTS, en juillet 2001 !… Cette note précisait que cela ne changeait en rien la gestion des immeubles – sans préciser le statut du nouveau propriétaire.

Après avoir pris connaissance de cette vente, réalisée à leur insu grâce à l’acteur SAGGEL GESTION (gestionnaire d’AXA puis de LOGIS-TRANSPORTS = effet « paravent » !),  le choc reçu et le mécontentement croissant laissèrent place au « ras-le-bol » général…

Cependant, certains résidants affirment ne jamais avoir reçu cette note antidatée…
Selon ces derniers, ils n’ont appris « la vente » que 3 années plus tard par le biais d’une autre note non-nominative et datée du 02 juin 2004. Cette note expliquait que les immeubles ne seraient plus gérés par SAGGEL GESTION à compter du 1er juillet 2004 : « Le propriétaire, la société LOGIS-TRANSPORTS, reprenant à compter du 1er juillet 2004, la totale gestion de ces immeubles. » SAGGEL GESTION tirait le rideau sur son rôle de paravent…

Plusieurs mois passèrent avant que les habitants ne comprennent que LOGIS-TRANSPORTS était un bailleur social, filiale de la RATP….

Fin 2002, puis en 2003 : chacun essaie – seul ou regroupé en association- de faire effectuer un certain nombre de réparations ou de travaux dans  les parties communes comme dans les parties privatives de son immeuble. En vain, la plupart du temps…

Au fil des années, certains habitants rénovent et re-rénovent leur appartement à leurs frais même si les problèmes viennent de l’extérieur (infiltrations, etc.).

D’autres (membres de VIVRE A LA DEFENSE), estimant que les problèmes doivent être réglés par le propriétaire, engagent une première action en justice. Ils obtiennent la nomination d’un expert. Mais, curieusement, le rapport d’expertise ne conclut pas, par exemple, à un défaut d’étanchéité des balcons et/ou terrasses, mais au fait que l’arrosage des plantes dans l’appartement de Madame X. était trop important. Sauf que… les plantes en question n’étaient jamais arrosées puisque artificielles !!! Sans commentaire.

Pendant ce temps, SAGGEL GESTION continue à gérer les immeubles pour le compte du nouveau propriétaire. LOGIS-TRANSPORTS (organisme de droit social) encaisse allègrement loyers (du secteur privé marché libre) et des charges (dont les régularisations sont toujours en faveur du propriétaire), et règle les problèmes si elle en a envie.

–  Un ascenseur tombe en panne ? quinze jours de délai de réparation (1er jour de panne : 06 février 2004), sans parler des nombreuses autres pannes : des personnes âgées, des familles se lancent dans l’ascension de 1, 2, 3, 4, …, 10, voire 12 étages, tout en portant enfants, poussettes, caddies et autres sacs de courses à bout de bras. Bien sûr, la non-jouissance des ascenseurs n’est pas déduite des charges…

–         Les portes d’accès aux immeubles ne sont pas sécurisées, et si les interphones fonctionnent à peu près correctement, les codes d’accès ne remplissent plus leur office.

–   Des vitres de portes d’accès aux immeubles sont fracassées : deux à huit mois de délai pour faire venir un vitrier ! Suite à l’absence (depuis 8 mois) d’une vitre, un enfant de 5 ans s’est blessé sous l’arcade sourcilière – la blessure aurait pu être très grave, mais heureusement l’enfant a eu beaucoup de chance.

–  Des paliers restent plongés dans le noir pendant des jours, des semaines, des mois.                                                                                                                                                       – Les escaliers sont dans un état que nous ne nommerons pas, etc.                     Mais qu’importe…

Octobre 2006 : ayant compris que LOGIS-TRANSPORTS était un organisme social, et n’étant !toujours pas revenue de sa surprise, l’association VIVRE A LA DÉFENSE dépose une liste afin de faire partie des représentants des locataires au conseil d’administration de LOGIS-TRANSPORTS. Elle est élue sous le parrainage de la CGL (qui souhaitait ardemment figurer parmi les administrateurs de LOGIS-TRANSPORTS).
Mais, voulant garder sa liberté d’action, le Président de VIVRE A LA DÉFENSE choisit de démissionner quelques mois plus tard. Le siège d’administrateur rendu est proposé aux autres « listés ». Aucun d’entre eux n’a souhaité reprendre ce siège.

Décembre 2006 : Cinq ans et demi après avoir acquis ces immeubles privés à l’insu de leurs occupants, LOGIS-TRANSPORTS adresse un courrier à tous les résidants « d’avant juillet 2001 » : un nouveau bail (de type HLM ou PLI) d’une durée de 3 mois reconductible… en se fichant éperdument des dates anniversaires de chacun de ces baux.

En signant leur « nouveau » bail, les occupants des 40 appartements de la partie « INFRA » du Damier  d’ANJOU-INFRA comprirent que leurs appartements avaient été « conventionnés ». N’ayant pas cette Convention, ils en parlèrent à l’association.  En 2007, après quelques recherches, la dite Convention put enfin être lue.

Cette Convention « PLS acquisition-amélioration » a été signée en novembre 2001, alors que les 40 appartements des « INFRA » étaient occupés par des baux privés secteur marché libre, détenus par des personnes dont LOGIS-TRANSPORTS ignorait les revenus. Ces résidants, quant à eux, ignoraient totalement qu’ils avaient un nouveau propriétaire… Pendant cinq ans ½, LOGIS-TRANSPORTS, organisme social bénéficiaire d’une convention, géra ces appartements privés secteur marché libre.

La situation devient alors aussi complexe qu’épineuse…

Ces habitants de longue date font donc face à un organisme « social », propriétaire et gérant d’immeubles (et donc d’appartements) occupés par des baux
« privés secteur marché libre »
(signés avec UAP ou AXA)…

Par ses statuts, LOGIS-TRANSPORTS ne peut acquérir ou faire construire, et donc gérer, que du « social». En exigeant que les résidants cassent leurs baux privés en cours, LOGIS-TRANSPORTS ne s’y prendrait pas autrement pour faire entrer dans ses cases tout ce qui dépasse. Sauf que cet organisme n’a aucune idée des revenus des habitants et que les loyers de ces derniers relèvent du privé.

LOGIS-TRANSPORTS exige donc la signature d’un nouveau bail avec demande de « complément de nouveau dépôt de garantie » (interdit par le bail d’origine), loyers « remis à niveau » et (cerise sur le gâteau), des conditions de reconduction tacite de 3 mois (les PLI sont soumis à la loi du 06 juillet 1989 : 6 ans renouvelable par tacite reconduction)…

Si le fond est très discutable, la forme est particulièrement musclée : lettres menaçantes, signatures exigées sous peine d’expulsion, puis courriers recommandés et huissiers, pour ceux qui refusent de signer.

A la veille de la signature…

11 décembre 2006 : A la veille de la première date de signature, VIVRE A LA DEFENSE organise une réunion pour tous les habitants afin d’apporter quelques lumières sur le problème que pose ce « nouveau bail ». L’association explique entre autres que :

  • Un bailleur social ne peut faire l’acquisition d’immeubles privés occupés,
  • Un bailleur social n’a pas le droit de gérer du privé. LOGIS-TRANSPORTS ne s’embarrasse pas de ce « détail » depuis près de six ans…,
  • casser un bail en cours est illégal,
  • passer d’un bail d’une durée de 6 ans renouvelable à un bail d’une
    durée de 3 mois* renouvelable, et donc précaire, est illégal,
  • le propriétaire doit stipuler toute modification survenant sur un bail
    par courrier recommandé avec AR, 6 mois au moins avant la date
    anniversaire du bail.

*les baux de 1 mois, 3 mois, ou de 1 an, ne concernent que les appartements HLM. Ces baux sous soumis à la loi du 1er septembre 1948.

Quelques personnes présentes signalent alors avoir reçu leur courrier en pli simple. Dès le lendemain, tous les courriers ayant ces nouveaux baux pour objet étaient envoyés en recommandé avec AR…

Décembre 2006 (suite) : une enquête est menée par les soins de l’association auprès des habitants. Celle-ci révèle entre autres que :

  • 78% de ceux qui y ont répondu sont mécontents de LOGIS-TRANSPORTS.
  • 74% de ceux qui y ont répondu estiment que leur vie sociale est affectée par l’état de leurs immeubles et/ou de leur appartement.

Depuis lors, la situation s’est encore dégradée…

Pour exemple, les double-fonds des ascenseurs (non mis aux normes) sont condamnés. Cette condamnation empêche désormais tout chargement
volumineux – ce qui selon nos sources n’est pas légal. Les gens ne peuvent plus
déménager, les services de secours (ambulanciers, brancardiers, pompiers, …) ne peuvent plus évacuer de blessés. (à suivre)

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Genèse de l’histoire des Damiers (#1)

Genèse de l’histoire des Damiers…

Des années ’70 à 2001…

La Résidence des DAMIERS, complexe immobilier idéalement situé sur les bords de Seine de Courbevoie, a été pensée, réfléchie et conçue en 1972 par l’architecte Michel FOLLIASSON* à la demande de l’Union des Assurances de Paris (UAP), puis construite entre 1974 et 1976.

* (1925-2011) second Grand Prix de Rome 1956, Président du Jury du Grand Prix d’Architecture de 2006 à 2010

Cette Résidence, classée Grand Standing, avait pour but principal d’offrir des appartements proches de leur bureau aux cadres travaillant à La Défense (remédiant ainsi aux problèmes des transports en commun). La situation géographique, la qualité des logements et les prix attractifs attirèrent la clientèle désirée.

Ces immeubles d’habitation, à l’architecture en gradins et d’excellente facture, sont tous pourvus d’immenses balcons et/ou de vastes terrasses (des jardins suspendus) sur lesquels fleurs, plantes et arbustes ont toute leur place. Dotée de qualités notables, la Résidence des Damiers offre une qualité de vie rare et un panorama sur Paris et/ou La Défense très recherché.

Les quatre groupes d’immeubles formant ce complexe immobilier portent les noms de « Damiers Anjou- Infra », « Damiers de Bretagne », « Damiers de Champagne » et « Damiers de Dauphiné » (les deux derniers étant des IGH). Tous relèvent du secteur privé marché libre.

D’une architecture originale, et idéalement situé sur un site sans voiture et unique en France, ce patrimoine offre à l’ensemble des habitants une vie calme et harmonieuse.

« Le quartier des Damiers, à La Défense, tente de résoudre le problème posé par une densification importante, avec la nécessité de disposer d’innombrables places de stationnement. Ce problème est résolu par la mise au point d’une dalle réservée à l’usage des piétons, dissimulant un parc de stationnement de 2,400 places. Les volumes supérieurs, face à la Seine, en forme de pyramides, facilitent la pénétration de la lumière jusqu’aux niveaux bas, dévolus aux commerces de proximité, aux salles de sport et aux espaces-jardins, complétés par des hôtels et résidences-services, dont les volumes et les façades ont permis d’obtenir un effet monumental. Cette entrée de La Défense reflète bien l’ambition de ce nouveau quartier d’affaires. » – Michel FOLLIASSON

De l’U.A.P. à

En 1994, l’U.A.P. décide de se séparer d’une partie de son patrimoine et cède le « Damier de Dauphiné » aux locataires en place et autres particuliers.

Jusqu’en 1998, la Sté SAGGEL VENDÔME gère ce complexe pour le compte de l’UAP. Puis, en 1999, elle adopte le nom de SAGGEL GESTION (aujourd’hui NEXITY-SAGGEL) lorsque la Sté AXA opère une fusion-absorption de l’U.A.P.

De mémoire de résidants, présents depuis l’origine, c’est à cette époque que les choses commencèrent à se dégrader.

SAGGEL GESTION, devenue organe de gestion locative d’AXA, ne fait que le minimum nécessaire et maintient tout juste les immeubles en état. Alors qu’à l’époque, des travaux de gros œuvre (ravalement, entretien des canalisations, des gaines intérieures, etc…) auraient dû être engagés, rien n’est fait.

L’EPAD et la Ville paraissent aussi se désintéresser du site et n’en assurent plus l’entretien qu’au strict minimum.

2001, AXA décide de vendre une deuxième « partie » de la résidence des Damiers et propose aux locataires du Damier de Champagne d’accéder à la propriété grâce au droit de préemption. Succès incontestable ! mais également douloureux pour certains face aux charges prévisionnelles de l’IGH et aux travaux à effectuer.

Cependant, les choses en allèrent tout autrement pour le Damier d’Anjou-Infra, le Damier de Bretagne, et leurs habitants. Soit 250 appartements, situés sur les bords de Seine face à Paris, tous occupés par des baux du secteur privé marché libre…