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« Les Russes gâchent pour 2 Mds de béton à La Défense »

Du Canard….

2014 12 10 CANARD ENCHAINE Les Russes gâchent pour 2 Mds de béton à La Défense

Très bon article. Soulignons tout de même qu’il ne s’agit pas de logements sociaux, mais de logements privés (et donc de baux privés loi 1989) curieusement acquis par le bailleur social LOGIS-TRANSPORTS (bailleur dont les statuts et les dispositions légales sont pourtant soumis à la loi 1948 !) en juillet 2001. La (très) longue bataille juridique engagée depuis des années par les résidants contre cette affaire à multiples tiroirs, a donc pour point initial une cession-acquisition -occulte et pour le moins singulière- d’un ensemble résidentiel privé et occupé, réalisée en 2001 entre un institutionnel privé (AXA) et un bailleur social (LOGIS-TRANSPORTS). Ce n’est qu’en 2008 que le groupe HERMITAGE est  entré en  scène.

… au Business

2014 12 10 BUSINESS IMMO Hermitage réagit à... p1

2014 12 10 BUSINESS IMMO Hermitage réagit à... p2Une réaction qui ne manque pas de sel…

nb : les habitants concernés n’ont aucun lien juridique ou autre avec le groupe HERMITAGE.

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« Un nouveau tour à La Défense », Libération

Version pdf : La Défense 2011 10 24

(Nota bene ci-apres)

Liberation.fr :

GRAND ANGLE

Un nouveau tour à La Défense

 Le projet d’un promoteur russe de bâtir 350 logements de luxe risque d’être contrarié par la locataire de l’une des 40 HLM vouées à la destruction. Jugement jeudi.

Par Sibylle Vincendon

L’épisode était passé quelque peu inaperçu. Le 11 juin 2010, à Paris, un promoteur russe inconnu, Emin Iskenderov, présentait à Vladimir Poutine et à François Fillon un projet de tours géantes à La Défense. Les plus hautes de France : 307 mètres, presque la tour Eiffel et 259 000 mètres carrés. Coût du projet : deux milliards d’euros.

C’était à l’exposition nationale russe, au Grand Palais. Il en reste une vidéo où l’on voit Iskenderov expliquer son affaire aux deux chefs de gouvernement. Hermitage Plaza, du nom de sa société, dessiné par l’architecte britannique Norman Foster, abritera des logements de luxe (au nombre de 350) et tout un programme mixte de bureaux, commerces, salles de spectacle, un hôtel cinq étoiles, une salle de spectacles, une piscine-spa, un belvédère, une résidence étudiante. De l’inédit chez nous. Une semaine après cette visite, une convention entre les pouvoirs publics français et Hermitage était signée en Russie, lors d’un déplacement de Nicolas Sarkozy pour un forum économique. Sur une autre vidéo, on aperçoit le Président debout derrière les signataires, apportant sa bénédiction à l’entreprise.

Une mécanique montée avec soin

Depuis deux ans, le projet avance sans faire de vagues sur la place publique. Rien ne fait débat : ni la hauteur, qui promet quand même quelques belles ombres portées. Ni même le fait que pour construire les tours il faille démolir trois immeubles de logements habités, soit 250 appartements, dont 40 HLM. Là encore, le fait est plutôt rare en France. Mais cette particularité va peut-être mettre un grain de sable dans une mécanique montée avec soin. Car malgré les sommes dépensées par le promoteur russe et les efforts déployés par le vendeur français pour reloger les habitants, une dame s’accroche dans l’un des immeubles, le premier qui doit être démoli. Le juge doit examiner son sort jeudi. Tant qu’elle est là, pas de chantier.

Emin Iskenderov est un opiniâtre. Débarquant à La Défense, il «n’était ni attendu ni connu», dit un broker d’immobilier de bureaux. Qu’importe, il démarre «une importante campagne de relations publiques personnelles», selon le terme de Philippe Chaix, directeur général de l’Epadesa, l’ex-Epad (l’aménageur de La Défense). Un lobbying en direction des politiques qui porte ses fruits jusqu’à l’exposition du Grand Palais, où Iskenderov explique aux deux chefs de gouvernement que la dépouille de l’Empereur est arrivée en 1840 sur les lieux de ses futures tours. Et qu’il en tiendra compte :«Un architecte anglais et un promoteur russe vont créer la place Napoléon 1er», leur dit-il. Assez culotté.

Du culot, Iskenderov n’en manque pas. Il lui en a fallu pour exister à La Défense. Depuis trente ans, on n’a jamais vu là-bas que des professionnels de l’immobilier de bureau européens ou nord-américains. Ils se connaissent, on est entre soi. D’après Philippe Chaix, le promoteur russe a d’abord affronté «un délit de sale gueule» sur son look, «où est-ce qu’il prend son fric, etc.» Puis «un procès en incompétence instruit par la profession : il ne connaît pas la réglementation, le marché». Bref, «le Russe» comme dit tout le quartier, n’arrivait pas en terrain conquis.

Trou d’air

Emin Iskenderov, 35 ans, revendique – dans un français impeccable – sa méthode : «Cette exposition nationale russe, je m’étais battu pour y être.» Il a été, dit-il, «très bien accueilli par toute la classe politique du département». C’est d’ailleurs Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine et de l’Epad, qui a le premier – en 2009 – présenté le projet Hermitage Plaza dans le plus important salon de l’investissement immobilier, le Mipim de Cannes. A l’époque, La Défense sort d’un trou d’air et vient de lancer un plan de renouveau auquel les investisseurs répondent avec des tours de bureaux. Emin Iskenderov, lui, veut s’y prendre autrement. Il se paie un an d’études marketing sur zone (un million d’euros), en conclut que «le quartier a très mal vieilli» et qu’il est «assez bas de gamme». Pour lui donner un coup de neuf, il faut faire des tours «mixtes».

Pour les professionnels du secteur, c’est aller au casse-pipe. Les logements sont hors de prix et nos riches préfèrent habiter sous les dorures de l’ancien. Cette certitude renforce la distance entre le Russe, déjà atypique en soi, et cette sorte de club que forment les investisseurs historiques du quartier d’affaires. Il fait avec. «Je ne suis pas complètement dans ce club parce que les autres ont une vision qui ne croit pas aux tours mixtes et moi, je suis là pour la bousculer.» Tout le monde attend de voir s’il va se planter. L’intéressé le sait et, du coup, ne mégote sur rien. Il s’est offert sir Norman Foster, l’un des deux ou trois plus grands architectes du monde. Le bureau d’études techniques est l’américain Turner, qui a réalisé Burj Khalifa, 800 mètres de haut, à Dubaï. Et tout à l’avenant.

Emin Iskenderov n’a pas encore son permis de construire qu’il a déjà dépensé 170 millions d’euros. Qui viennent d’où ? «De nos activités», répond-il. En France, Hermitage n’a réalisé qu’une opération, en 2005 à Montévrain (Seine-et-Marne) : 300 logements en résidence sécurisée qui se sont vendus comme des petits pains. Le promoteur dit qu’il a 300 millions de fonds propres. A ceux qui trouveraient l’argent russe sulfureux, Iskenderov rétorque qu’«aujourd’hui, toutes les grandes sociétés russes sont certifiées par des audits internationaux, KPMG en ce qui nous concerne».

«Tout ça est propre»

A l’Epadesa, Dominique Boré, directrice de la communication, assure que «ni Bercy ni Tracfin n’ont rien signalé». Quant à Philippe Chaix, son directeur, il affirme que ses équipes surveillent la manière dont Iskenderov «passe les étapes obligatoires : est-ce qu’il paie ses factures, est-ce que ses collaborateurs le quittent ? Tout ça est propre. Nous sommes en face de professionnels».

Cette rassurante affirmation n’est pas superflue. Car Hermitage est une filiale de Mirax, acteur majeur de l’immobilier russe qui s’est écroulé cette année. A Moscou, Mirax avait, entre autres, commencé à bâtir une «Défense» locale – les tours de la Fédération – dont la plus haute devait culminer à 500 mètres. Las, la crise de 2008 arrive, les banques ne suivent plus et le chantier est arrêté en pleine ville. En mars dernier, tandis qu’Iskenderov tient boutiqueau Mipim de Cannes, la marque Mirax est liquidée à Moscou par son fondateur qui se «retire des affaires». Comme publicité, on peut rêver mieux. Depuis, Mirax est repartie sous le nom de Nazvanie et un plan de restructuration doit être validé à la fin du mois. Effet de la crise de Mirax, ou de la crise en général ? L’emprunt de 700 millions d’euros dont Iskenderov a besoin n’est pas encore signé. «Le pool bancaire est réuni», assure-t-il. Il signera quand il aura son permis de construire.

Ventes sur plan

Emin Iskenderov prend-il un risque de dingue ? «Quand on veut faire des projets ambitieux, il faut investir de l’argent à risque, répond-il. Sinon, il faut être assureur.» Le promoteur limite le danger : ses surfaces de bureaux, 37 000 mètres carrés, sont petites pour La Défense. Le prix élevé des logements – 12 000 à 15 000 euros le mètre carré – a été rattrapé par la hausse du marché parisien. Des trucs pour milliardaires russes ? Emin Iskenderov assure que plus de la moitié des demandes de renseignement pour ces appartements avec room service émanent de Français. Mais sa meilleure assurance, c’est qu’il «précommercialise», autrement dit il vend sur plan. Si tout se passe bien, il aura des rentrées d’argent avant la fin du chantier. Soit un milliard.

Si tout se passe bien… Pour bâtir ses tours de luxe, Hermitage a acheté son terrain occupé par les immeubles des Damiers. Le vendeur était un bailleur social, Logis Transports. Opération surprenante sur laquelle Marc Brabant, le directeur de cette société, donne des détails : «En 2006, nous découvrons au Mipim que l’Epad, sans nous le dire, a prévu une tour sur notre site.» Il ajoute : «C’était dans le plan de renouveau et on nous conseillait de vendre.» Délicat. Marc Brabant, «perplexe», se tourne vers l’Etat, tutelle du logement social. La préfecture lui répond de vendre, avec enquête sociale et relogement de tous les locataires, même hors bail HLM. L’argent servira à construire 320 logements sociaux.

Les Damiers, achetés 20 millions d’euros par le bailleur social, estimés 38 millions par les Domaines, sont vendus pour 50 à Iskenderov. Mais pas payés tout de suite : Hermitage ne versera les fonds que quand les immeubles seront vides. Le promoteur assure les frais du relogement des habitants et ne barguigne pas sur ces nouvelles dépenses. Il acquiert une cage d’escalier dans un immeuble voisin, pour les 40 titulaires de baux sociaux. Les autres vont au cas par cas dans le parc de Logis Transports, avec déménagement et travaux réglés par Iskenderov. Il paie car il faut qu’il avance.

Le projet, comme souvent, fait l’objet de divers recours contentieux. Mais l’obstacle le plus compliqué est la dernière occupante du bâtiment qu’il faut libérer en premier pour démarrer les constructions. Elle est la sœur de la locataire en titre qui, étrangement, habite un autre logement HLM dans le Val-d’Oise. Le tribunal, saisi par Logis Transports, doit se prononcer jeudi sur le sort de la récalcitrante. Pour Emin Iskenderov, cette difficulté est irritante. Sa patience s’use. Une association, Vivre à La Défense, en a fait l’expérience. Ayant déposé des recours et perdu, elle s’est vue assignée par le promoteur qui réclame 8 millions d’euros pour recours abusif. «Pour une petite association de quartier, ça fait sourire», commente Jean-Philippe Bertrandie, le président. Mais Iskenderov ne sourit pas du tout. Il soupçonne ces gens de le regarder comme le Russe plein aux as qui paiera ce qu’il faudra pour les voir partir.

L’heure de vérité approche. Si l’habitante est encore dans les murs à la fin de l’année, quand le permis de construire aura été délivré, «Iskenderov va commencer à perdre de l’argent, estime un proche du dossier . Finalement, il fera des chèques». Pour les pouvoirs publics qui l’ont adoubé, ce serait préférable : il vaudrait mieux éviter que le Russe renonce et reparte en laissant derrière lui le champ de ruines des immeubles vidés.

http://www.liberation.fr/societe/01012367333-un-nouveau-tour-a-la-defense

nb :

a)     La Place Napoléon existe déjà sur le site.

b)     LOGIS-TRANSPORTS n’a pas vendu à HERMITAGE,

c)      La « cage d’escalier » (du Neuilly-Défense) compte 36 appartements. Tous les habitants des Damiers INFRA (HLM ?…) n’y ont pas été « relogés ». D’autres (non « HLM »), si.

d)     « l’occupante » restante est détentrice du bail et loge sa sœur à titre gratuit.

e)     VIVRE A LA DEFENSE n’a perdu aucun recours. Sur l’un d’entre eux, attaquée sur la forme et déboutée, l’association a formé appel.

f)       Le soupçon de M. ISKENDEROV n’est pas fondé. L’association n’en veut pas à son argent.

g)     N’est pas mentionné dans cet article le recours gagné par les deux copropriétés de la Résidence. Le délibéré du 13 octobre 2011 (TGI de NANTERRE) INTERDIT TOUTE DEMOLITION.

HERMITAGE réclame 8 millions € !…

Le promoteur réclame 8 M€ aux habitants récalcitrants

Le groupe russe Hermitage a décidé de demander des dommages et intérêts à une association d’habitants. Celle-ci a déposé un recours retardant son projet de tours jumelles à La Défense.

Florence Hubin | Publié le 07.09.2011, 07h00 

LA DÉFENSE-COURBEVOIE. Les trois résidences des Damiers doivent être vidées de leurs locataires pour que le projet Hermitage voie le jour. | (LP/F.H.)

Huit millions d’euros de dommages et intérêts! C’est la somme astronomique exigée par le promoteur immobilier Hermitage à l’encontre d’une association de quartier de Courbevoie. Hermitage, qui projette de construire à La Défense deux tours de plus de 300 m, attaque en justice l’association Vivre à La Défense pour procédure abusive.

Il reproche à ces habitants des Damiers de retarder son projet. La société immobilière, qui appartient au groupe russe Nazvanie, attend en effet pour réaliser ses tours jumelles que soient relogés les locataires de trois résidences des Damiers (Infra, Anjou, Bretagne), où 72 logements sur 250 sont encore occupés, selon le bilan au 5 septembre communiqué par le préfet des Hauts-de-Seine, qui suit le dossier.

Pour se défendre, une partie des locataires, qui refusent de quitter leur appartement, se sont regroupés dans plusieurs associations, dont Vivre à La Défense, et ont déposé plusieurs recours. Ils ont notamment attaqué la vente des logements.

« L’association Vivre à La Défense dépose des recours dans tous les sens, qui ne tiennent pas la route, estime Emin Iskenderov, PDG de la société Hermitage, joint hier au téléphone. Nous avons déjà investi 200 M€ de fonds propres dans cette opération et si nous demandons 8 M€, c’est que nous avons calculé le coût du retard pris par l’opération. » Le promoteur souligne : « C’est le premier recours que nous déposons car il y en a eu d’autres, mais nous avons pu discuter avec les gens. »

Le préfet des Hauts-de-Seine, Pierre-André Peyvel, a confirmé lundi que la démolition des bâtiments des Damiers pourrait démarrer quand les relogements des locataires seraient achevés. Il reste actuellement un locataire dans l’immeuble Infra, treize dans la résidence Anjou et cinquante-huit autres dans la résidence Bretagne. Selon le préfet, les travaux de construction pourront commencer avant même la fin de la démolition de la totalité des trois immeubles existants.
A Courbevoie, les 8 millions réclamés par Hermitage à l’association locale font bondir les élus du groupe d’opposition municipale Une autre ambition pour Courbevoie. « Tout est bon pour expulser les derniers récalcitrants », soulignent-ils dans un communiqué, dénonçant les « nombreuses pressions qui, depuis trois ans, s’exercent sur tous les habitants du quartier ».
Le projet devrait faire l’objet d’une discussion au prochain conseil municipal. L’enquête publique sur la construction des tours est prévue à partir de lundi, le 12 septembre, jusqu’au 12 octobre.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/le-promoteur-reclame-8-meur-aux-habitants-recalcitrants-07-09-2011-1595717.php

 pdf : Le promoteur réclame 8M€ – 2011 09 07

MIPIM 2011, Hermitage (no) news

Alors que depuis le MIPIM 2008, tous les médias (presse TV et papier) de France, de Navarre, et internationaux, relayaient à grands coups de com’, et tout au long de l’année, le projet des tours jumelles dites « Hermitage Plaza », l’après MIPIM 2011 a de quoi surprendre. En effet, depuis le 08 mars dernier, veille de la conférence Hermitage, le silence est total et absolu. Cette fois-ci, il semblerait que le voile opaque se soit encore plus étendu…

Seul M. Philippe CHAIX (directeur de l’EPADESA) aborde (à peine) le sujet lors d’une interview filmée et réalisée par defense-92 (voir vidéo ci-dessous). A noter, si par le biais de cette vidéo M. CHAIX mentionne le recours dont le projet de la tour AVA fait l’objet, il reste muet quant à la presque trentaine de recours en justice déposée par Vivre à La Défense, des habitants et des commerçants de La Défense 1 -pour causes multiples et variées, mais toutes extrêmement sérieuses-, contre diverses parties prenantes de ce projet hautement sujet à caution.

Pas un mot non plus sur la violente chute de MIRAX, maison mère d’HERMITAGE S.A.S., révélée début mars. Le plus étonnant d’ailleurs est qu’aucune question n’a été posée à M. CHAIX sur ce sujet sensible et sur les répercussions envisageables… Ce point serait-il devenu tabou ?

http://www.dailymotion.com/video/xhjlcs_philippe-chaix-fait-le-point-du-plan-de-renouveau_news