Archives pour la catégorie Projet Defense 2015

MIPIM 2013 – Conférence de presse Hermitage

Mercredi 13 mars 2013. Conférence de presse de M. Iskenderov lors du MIPIM (Cannes). Beaucoup se sont interrogés face aux diverses déclarations faites lors de cette conférence de presse et nous ont demandé notre avis.

Disons simplement que ces déclarations ont amusé, agacé, ou fait bondir les personnes bien au courant du dossier.                                                                        Notamment, et pour exemple le plus simple, aucun protocole ne peut être signé avec l’ASL avant la fin mars, la majeure partie des intéressés copropriétaires n’étant même pas au courant du contenu dudit protocole à ratifier.

Bref, la caravane passe…

De Moscou, Les Echos semble circonspect : Un financement russe à La Défense - 2013 03 14Divers autres articles portant sur cette conférence de presse, en pdf : Hermitage plaza, on en sait un peu plus – 2013 03 13,   La Défense – Le promoteur des tours russes rassurant sur l…,   Financement russe en vue pour les tours Hermitage de la Dé…€2.3bn Paris Hermitage signs Sberbank finance – PIE 2013 03…

Arthus

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Rapport de la Cour des Comptes sur l’EPADESA

Si vous n’avez pas trouvé le rapport de la Cour des Comptes sur l’EPADESA rendu public en février 2013, il est ici : Cour Comptes EPADESA 12 02 2013.

Ce rapport pourrait peut-être paraître un peu dépassé, voire incomplet, face à ce qu’il se passe aujourd’hui. Rien d’étonnant à cela car ce rapport a été établi sur une certaine période, et ne fait en outre pas le moindre état de la situation tant réelle que juridique de l’affaire des DAMIERS pourtant bien connue de tous.

La Couverture de la RD7

Lors d’une présentation publique (le 20.10.2012 : projets de l’EPADESA dans le cadre du « Plan de Renouveau de La Défense »), une question fut posée face à l’absence d’enquête publique concernant la couverture de la RD7, malgré l’envergure du projet PP et les permis de construire HERMITAGE PLAZA déposés.

M. Philippe CHAIX a alors répondu que, finalement, la couverture de la RD7 ne se ferait pas et que des réflexions étaient à l’étude.

Très étonnés de cette révélation puisque ce projet public conditionne la réalisation du projet privé HERMITAGE PLAZA, et vice-versa, des habitants ont posé la même question lors d’une autre réunion publique tenue le 11.12.2012. La réponse apportée par Eric CESARI, notamment conseiller municipal de la Ville de COURBEVOIE chargé de LA DEFENSE, confirma celle de M. CHAIX.

Présentée depuis 2008/2009, la couverture de la RD7, qui devait être entièrement financée par l’EPADESA, ne verra donc pas le jour.

« Un recours grâcieux contre le PC HERMITAGE », Les Echos 09.05.2012

Selon Les Echos, le mercredi 09 mai 2012, le groupe d’opposition de la ville de Courbevoie a déposé un recours grâcieux contre la tour Sud du projet HERMITAGE PLAZA (Un recours gracieux contre le PC des tours HP 2012 05 09). 

Mais Les Echos, comme d’autres media se trompent. Le groupe d’opposition de la ville de Courbevoie – et d’EELV (Europe Ecologie Les Verts) de Courbevoie, co-signataire – n’a pas déposé UN mais TROIS recours gracieux (un recours par PC déposé). Et, ils ne sont pas les seuls…

Les copropriétés des DAMIERS de « CHAMPAGNE » et de « DAUPHINE » ont, quant à elles,  déposé trois recours grâcieux contre les trois PC HERMITAGE PLAZA.                                                                                                                                        VIVRE A LA DEFENSE a également déposé trois recours grâcieux contre les trois PC HERMITAGE PLAZA, le vendredi 4 mai 2012.                                               Et, selon nos sources, une autre entité a déposé trois recours contentieux contre les trois PC HERMITAGE.                                                                                                           Le groupe HERMITAGE et le Maire de Courbevoie font donc face à neuf recours gracieux et à trois recours contentieux déposés par quatre entités différentes.                                                                    Il se pourrait que d’autres encore aient agit de même.

 

Commentaires et début de réponse.

Commentaire reçu :

« Envoyé le 15/04/2012 à 02:13                                                                                              – 14 avril 2012 à 15h, l’une de nos voisines nous a rendu visite. Après lui avoir ouvert, elle et mon mari se sont mis à discuter sur le pas de la porte. Soudain, un individu est sorti du studio voisin- ce studio, vide depuis 3 ans, est clos par une porte de sécurité (SITEX)… Mon mari et ma voisine sont restés stupéfaits !!!

L’effet de surprise passé, mon mari a demandé à l’individu “Qui êtes-vous?”. Sans lui répondre, l’individu lui a retourné la question. Puis, les esprits se sont échauffés…

Après quelques échanges de mots, nous comprenons que l’individu est de la société Hermitage et que celui-ci a décidé de faire venir un huissier pour constater une pancarte installée sur notre balcon et de nous traîner au tribunal. Comme je voulais lui parler, je l’ai suivi avec ma voisine dans l’escalier qui mène au 4ème étage. A cet étage, la porte SITEX de l’un des appartement était également OUVERTE!! Devant nous, ce monsieur a refermé cette porte à clef. Puis, ce monsieur a quitté les lieux.

Notre voisine s’est alors exclamé : ” Maintenant, je comprends pourquoi j’entends marcher au dessus de chez moi à 3 heures du matin et pourquoi il y a du bruit !…” (l’appartement du dessus est vide et également clos par une porte SITEX).

Si ce monsieur veut nous traîner au tribunal, TRÈS BIEN. Mais à ce moment-là, nous lui demanderons à quel titre et de quel droit il le fait…

L’aventure continue… »

Et un second :

« Envoyé le 15/04/2012 à 09:28                                                                              Seigneur !!! ils sont entrés et ont abîmé, noirci, la pancarte ! Ils se sont sûrement introduits par l’appartement (fermé avec porte SITEX) du dessous. Entre 2h et 4h13 du matin, il y avait du bruit et l’ascenseur n’a pas arrêté de faire des allers-retours. »

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Techniquement, ces travaux de « mise en peinture » n’ont vraisemblablement pu être réalisés que du 4ème étage de cet immeuble du Damier d’ANJOU. L’appartement situé à cet  étage est inoccupé et sécurisé par porte SITEX. Cette porte, dotée de deux serrures sécurisées, n’est donc ouvrable qu’à l’aide d’une clef spéciale.

L’auteur du commentaire demandera « à quel titre et de quel droit il le fait » ? Peut-être qu’un début de réponse peut lui  être apporté : le Groupe HERMITAGE  est locataire -non-occupant- de LOGIS-TRANSPORTS.

En effet, selon la promesse de vente (déc. 2007) liant LOGIS-TRANSPORTS (bailleur social filiale de la RATP) à la SNC LES LOCATAIRES (filiale privée du Groupe HERMITAGE), il s’avère que, si LOGIS-TRANSPORTS s’engage à ne pas relouer tout appartement (du DAMIER de BRETAGNE et du DAMIER d’ANJOU-INFRA), qui se libère depuis le 1er octobre 2007*,  le Groupe HERMITAGE s’engage, quant à lui, à prendre en charge l’ensemble des loyers et des charges correspondants aux appartements qui se seront libérés. Le Groupe HERMITAGE s’est également engagé à prendre en charge les frais de la pose des portes palières de sécurité.                                                                       *depuis 4 ans et 7 mois. Soit, 55 mois (à avril 2012)

Par conséquent, le Groupe HERMITAGE, promoteur investisseur privé, porteur d’un projet de plus de 2 milliards d’€, est aujourd’hui l’unique locataire (non occupant) d’environ 185 appartements vides (dont 40 passés en « PLS »*)  appartenant à un bailleur social – alors que ce dernier a l’obligation de louer des logements à loyers modérés à des personnes aux revenus modestes (et, à priori, aux seuls agents de la RATP) !                                       *en 2001, dans l’ignorance des habitants. Appartements occupés par des baux privés marché libre jusqu’à début 2007 : baux cassés par Logis-Transports (à noter : certains résidants ont refusé de casser leur bail et sont toujours bénéficiaires de leur bail privé d’origine).

Porteur d’un projet de plus de 2 Md€… 300 M€ de fonds propres en apport… 700 M€ de prêts bancaires…* mais bénéficiaire (unique locataire) de 185 (cent quatre-vingt-cinq) appartements vides appartenant à un bailleur social… Quand on pense que Mme B., dernière résidante des DAMIERS INFRA, a été accusée d’être bénéficiaire (locataire) de deux logements sociaux… (cf. LE PARISIEN 28.10.2011 : Le Parisien 2011 10 28)

* selon déclarations presse et CP.

R. F.

Manifestation, toutes tendances confondues…

Vendredi 13 avril 2012, une manifestation pour la préservation de la Résidence des DAMIERS s’est déroulée sans heurt entre la Place des Saisons et la Place Napoléon (LA DEFENSE 1 « LES SAISONS » – 92400 COURBEVOIE).

Mis en place en l’espace de deux jours (selon nos sources), veille de week-end et début de vacances de Pâques, l’événement a réuni plus de cent personnes. Riverains, et soutiens venus des quatre coins des Hauts-de-Seine, chacun a pu exprimer son opinion, entourant ainsi les victimes du projet HERMITAGE et dénonçant les bases sur lesquelles celui-ci s’établit.

Si les habitants subissent de lourdes pressions depuis plusieurs années, le restaurant « LES FEUILLANTINES » était cette fois-ci aux premières loges. En effet, depuis le brusque départ de Mme B. (dernière habitante des DAMIERS INFRA), après des années de lutte et à quatre jours du MIPIM 2012, les évènements se sont accélérés à la vitesse grand V : Signature immédiate du permis de construire -malgré les recours et l’interdiction de démolir prononcée par jugement- ; déclarations multiples concernant le « désamiantage » et autre ; pose des fameuses palissades qui empêchent désormais toute jouissance du panorama sur la Seine… Si cette totale et soudaine absence de jouissance est fortement désagréable pour les habitants et les passants, elle s’avère dramatique pour le restaurateur… Perdant ainsi une grosse partie de sa clientèle, celui-ci a déposé un référé il y a quelques jours mais a été débouté. Bien sûr, il ne compte pas en rester là.

Ces palissades auraient été installées pour sécuriser les travaux, entend-on. Mais quels travaux ?                                                                                                                        1)      selon documents officiels, il n’y a pas d’amiante dans les immeubles visés (sauf dans les conduits v.o. – voir pdf : Acte vente 2001 extrait amiante – Promesse vente extrait amiante),                                                                                            2)      le TGI de NANTERRE a prononcé « l’interdiction de démolir ou de faire démolir tout ou partie des biens immeubles constitués de lots de volumes situés dans le périmètre de l’ASL (tant qu’un accord ne sera pas trouvé,etc…) ».                                                                                                                                                   Il ne saurait donc être question de travaux.

Bien qu’organisée par un groupe politique, cette manifestation a pourtant réuni des personnes de toutes tendances, de droite comme de gauche, aisées et moins aisées, Courbevoisiens ou autres, mais ayant toutes la même vue de l’esprit et les mêmes valeurs : On ne détruit pas des immeubles d’habitation, occupés et d’excellente facture, pour un projet quel qu’il soit ; on ne transgresse pas les lois, que ce soit depuis 1 mois ou depuis plus de 10 ans ; on n’agit pas avec mépris, arrogance, pressions, intimidations ; on ne déloge pas les gens de chez eux ; etc…. La Défense est un quartier Français où les lois d’ordre public s’appliquent à tous comme partout en France.

Extension des bardages

Les bardages s’étendent chaque jour un peu plus… Jusqu’où (jusqu’à quand) cela ira-t-il ? Pour le moment, la question reste entière…                                                   Ceci étant, les parties Est et Sud, basses et niveau Dalle, de la Résidence des DAMIERS sont désormais cernées ! Depuis la Dalle, ces murs de tôle (dont l’utilité réelle reste une inconnue), de 2.20 m de haut, empêchent toute visibilité sur la Seine, Neuilly et Paris.                                                                                                                                                       Si la situation est problèmatique, les résidants du DAMIER d’ANJOU-INFRA font à présent face à ce mur de tôle en sortant de chez eux, et la clientèle de l’un des restaurants du secteur est désormais privée de la si jolie vue, de source de lumière et ne peut plus profiter de la belle terrasse.                           Aucun panneau indicateur ne vient par ailleurs informer le public des raisons de ce bardage. Mais, selon l’EPADESA, le donneur d’ordre est la société HERMITAGE qui, contrairement aux affirmations de l’Etablissement public, n’est pas propriétaire.                                                                                                                      Si tout ceci peut prêter à sourire (jaune, bien sûr), les résidants du DAMIER d’ANJOU-INFRA n’ont pas manqué de relever une énième pointe de cynisme lorsqu’ils se sont aperçus que les outils servant à fixer ces bardages étaient branchés sur le secteur des parties communes de leur immeuble dont ils paient les charges !!!…  – E.D.O.

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Note signée HERMITAGE, LOGIS-TRANSPORTS et EPADESA

Si la journée du 15 mars s’est plutôt déroulée dans le calme, c’est au matin du 16 que tous les habitants de La Défense 1 (Les Saisons) ont trouvé une note dans leur boîte à lettres. Cette note non datée fait référence au projet Hermitage, mentionnant trois des principaux acteurs du dit projet :  

– le Groupe HERMITAGE (promoteur privé étranger),                                                   – la société LOGIS-TRANSPORTS (organisme social, filiale privée de la RATP, entreprise publique),                                                                                                                          –   l’EPADESA (établissement public).

Absence de toute date, et étonnante connexion des secteurs (de droit privé, de droit social, de droit public) : un organisme social (LOGIS-TRANSPORTS) filiale privée d’une entreprise publique (RATP) se plie à la demande d’un promoteur privé (HERMITAGE) avec la bénédiction d’un aménageur, établissement public (EPADESA), pour un projet privé (qui vise l’emplacement d’une résidence de droit privé occupée, mais acquise -et gérée telle quelle- par un organisme de droit social en 2001) – projet dont la réalisation reste incertaine, notamment en raison de sa dépendance à la réalisation de la couverture RD7, projet public. Juriste ou pas, il y a de quoi y perdre son latin.

Quelques heures plus tard, les passants sont restés perplexes devant la pose de bardages sur une partie de la façade intermédiaire du Damier d’Anjou-Infra (CH35) – ou, façade supérieure de la partie en infrastructure communément appelée Infra. D’avis de professionnels, ces bardages n’ont rien à voir avec des protections « désamiantage ». D’autant plus que, selon documents officiels, il n’y a pas d’amiante dans les immeubles de la Résidence des DAMIERS.

Face à l’absence d’amiante, et à l’interdiction de démolir ou faire démolir tout ou partie des biens immeubles, constitués de lots de volume situés dans le périmètre de l’ASL (le curage étant implicitement inclus dans cette interdiction prononcée par le TGI de Nanterre), il serait au préalable intéressant que LOGIS-TRANSPORTS fournisse aux intéressés directement visés les éléments de diagnostic relatifs à la présence d’amiante et la méthodologie d’intervention des travaux (phasage, planning, etc.) obligatoire et à minima nécessaire avant même tout début de « travaux »… Mais aussi, les plans de l’infrastructure et des équipements communs du CH35 indiquant les portions à « détruire » par curage.  Résidants, association, ASL, Syndics, commerçants et sociétés implantées sur le site, pourraient ainsi voir de quoi il retourne et prendre les mesures nécessaires le cas échéant.                                                                                                                                                La Défense 1 n’est pas un désert de sable inhabité au sein duquel aucune règle n’est bonne à respecter. Non, la Résidence des DAMIERS se trouve en France, Etat de droit, dans un quartier plutôt animé situé à 10 mns à peine de Paris intra-muros.

Quant au bardage, qui modifie la façade d’évidente manière alors que les statuts de l’ASL l’interdisent (sans autorisation donnée en Assemblée Générale), peut-être connaîtra-t-on son utilité la semaine prochaine…  même si l’on en a déjà une vague idée.

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Une phrase qui laisse songeur…

Le Figaro (AFP 06.03.2012)

« Le PDG du Groupe Hermitage Emin Iskenderov a affirmé à l’AFP qu’il comptait lancer le 15 mars « des travaux préparatifs de construction », avec le désamiantage de l’immeuble Damier Infra à Courbevoie (Hauts-de-Seine) – sur l’emprise duquel se trouveront les tours jumelles – une opération rendue possible par le départ vendredi de la dernière locataire des lieux ». http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/03/06/97002-20120306FILWWW00525-permis-de-construire-accorde-a-la-defense.php

« une opération rendue possible par le départ vendredi de la dernière locataire des lieux. »… Voici une phrase qui laisse songeur mais qui ne paraît pourtant pas être une coquille puisque maintes et maintes fois reprises par bon nombre de media… Pourquoi ? La réponse est simple. Explication :

La Résidence des DAMIERS est composée de quatre groupes d’immeubles :

–  Le Damier de DAUPHINE (juridiquement* dénommé « CH32 »),

–  Le Damier de CHAMPAGNE (juridiquement* dénommé « CH33 »),

–  Le Damier de BRETAGNE (juridiquement* dénommé « CH34 »),

–  Le Damier d’ANJOU-INFRA (juridiquement* dénommé « CH35 »),

* documents d’origine, actes notariés, statuts de l’ASL, …

Le Damier d’ANJOU-INFRA est en fait un seul et même immeuble – « Infra » est la structure inférieure (l’infrastructure) du CH35.  Cet immeuble, qui n’appartient pas au Groupe Hermitage, est donc loin d’être « vide » puisque trente-huit personnes environ y demeurent. D’autres éléments encore font que des travaux de « désamiantage » et/ou autre(s) ne peuvent être réalisés.