Droit de Réponse du Groupe MoDem

Bien qu’apolitique, l’Association a souhaité évoquer dans le Post précédent deux échanges entre Mme Volard, Présidente du Groupe MoDem de Courbevoie, et certains de ses membres.

Ce matin, Mme Volard nous a demandé un droit de réponse que vous trouverez ci-dessous.

Cependant, ce droit de réponse ne change en rien la position de l’Association que partage de nombreux résidants.

 

Martine Volard, Présidente du Groupe MoDem :

« Dans votre article, vous mettez en cause la sincérité de mon combat aux côtés des locataires des Damiers et sous-entendez que je serai d’accord avec cette opération et inciterai insidieusement aux relogements. Notre rencontre ne semblant pas avoir lever tous les malentendus, je tiens à dire clairement à tous vos lecteurs :

– Que ma participation à l’observatoire chargé de suivre l’avancement du relogement des locataires des Damiers, ne vaut pas accord sur l’opération programmée de destruction de ces logements (rappelons que cet observatoire créé par la Ville, comprend des conseillers municipaux, des fonctionnaires de la Ville et des représentants de Logis Transports. Il s’est réuni 2 fois depuis novembre dernier).

– J’ai accepté de participer à cet observatoire, uniquement pour être tenue informée du déroulement de cette information et pour nous assurer qu’aucune pression n’était exercée sur les locataires.

– Depuis le départ, nous estimons que cette opération est non seulement illégitime car non justifiée par un intérêt d’ordre public, mais également moralement condamnable car elle déloge des habitants parfaitement dans leur droit au bénéfice d’habitations de très grand luxe.

– Les lois de la République ne sont pas pour nous « quantité négligeable ». Elles sont bien au contraire le fondement de notre société et c’est pour cela que nous dénonçons le peu d’intérêt porté par le Maire de Courbevoie à ses concitoyens. Nous nous étonnons qu’il valide, au moins par son inaction, une telle opération qu’il serait parfaitement en son pouvoir d’arrêter. En effet, le Préfet des Hauts de Seine a noté dans son courrier du 20 juin 2008 que le bailleur pouvait s’exonérer de son obligation de louer pour une durée de 30 ans les logements concernés en sollicitant son avis motivé, conformément à l’article L.443-8 du Code de la Construction et de l’Habitat. Or, cet article précise également que cette décision motivée est prise après consultation du maire de la commune d’implantation. A notre connaissance, à ce jour, le Maire de Courbevoie n’a pas fait part de son opposition à ce projet.

– Les juristes spécialisés que nous avons consultés estiment, à l’instar du Préfet des Hauts de Seine, que cette opération respecte la réglementation en vigueur. En présence d’interprétations contraires, seuls les tribunaux sont compétents et n’étant pas moi-même juriste, spécialisée dans l’immobilier, je ne peux me prononcer sur la validité juridique d’une telle opération.

– Votre action juridique s’entend donc parfaitement. Toutefois, le droit n’est malheureusement pas toujours synonyme de justice et les procédures judiciaires sont longues et coûteuses, et leur résultat incertain. Pendant ce temps, l’opération de délogement se poursuit. C’est la raison pour laquelle, je pense que le combat doit être également porté sur le terrain médiatique et politique, pour espérer qu’une autre solution sera envisagée. Pour notre part, nous avons demandé au maire de Courbevoie de promouvoir la rénovation et la redynamisation de ce quartier.

– Je tiens enfin à vous préciser qu’il y a eu un malentendu si vous avez compris, lors de notre entretien que c’est M. Brabant qui avait refusé la présence des habitants au sein de l’observatoire. Je vous confirme que cet observatoire a été créé par la Ville et se tient dans les locaux de l’Hôtel de Ville. Il est présidé par Mme Limoges, représentant le Maire et le secrétariat est assuré par les services municipaux. C’est donc bien la Ville, par la voix de Mme Limoges qui a refusé la présence des habitants. M.Brabant, présent lors de la première réunion de novembre, était toutefois parfaitement d’accord avec la Ville sur ce point.

J’espère que cette réponse permettra de lever tous les malentendus qui subsisteraient. Il n’est effectivement pas possible dans une lettre ou un tract d’utiliser tous les mots ou faits que vous évoquez dans votre article mais pour autant, je tiens à vous assurer, ainsi qu’à tous les locataires des Damiers, de notre détermination pour que le droit et les intérêts des habitants soient respectés.

Martine Volard – Conseillère municipale – Présidente du groupe « Mouvement démocrate Courbevoie »


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Une réflexion sur “ Droit de Réponse du Groupe MoDem ”

  1. De quel droit des élus de la république et le premier magistrat de la commune peuvent-ils bafouer la Loi et le bon sens en déniant aux locataires le droit d\’être représentés en une telle instance ?

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