Conférence de Presse Hermitage

Conférence de presse

présidée par E. Iskenderov,
PDG  de l’Hermitage.

 

Hôtel de Crillon le vendredi 30
mai 2008

Tour
Ferrier à la Défense : Hermitage lance l’opération séduction

Malgré
son échec au concours Signal, le promoteur qui porte le projet de Jacques
Ferrier a confirmé vendredi qu’il mènera ce projet à bien. Le plan de
communication ne fait que commencer.

Emin Izkanderov sait soigner ses
interlocuteurs : petit déjeuner à l’Hôtel de Crillon à Paris, et plan com’ bien
rôdé (présence de l’architecte Jacques Ferrier et nouvelle présentation du
projet avec une nouvelle vidéo) pour enfoncer le clou du discours qu’il tient
depuis mercredi et les résultats du concours Signal. Sa société Hermitage –
filiale française du promoteur russe Stroimontage – réalisera bien ses deux
tours en H à la Défense. Emin Izkenderov n’a aucun doute et aucun problème. Que
des solutions.

– Le bouclage du plan de renouveau
de la Défense après l’attribution de la tour Signal à Jean Nouvel ? Un détail :
"le plafond de la surface de bureaux autorisé par le plan de renouveau a
été atteint, oui. Mais notre projet, qui ne compte que 30.000 m² de bureaux sur
les 250.000 m² de surface totale, est raisonnable. Et il n’y a pas de plafond
pour les logements, les commerces et les loisirs. Si on nous refuse nos 30 000
m² de bureaux, eh bien nous construirons quand même."

– Le financement ? Facile.
"Nous ne demanderons rien à l’EPAD, ni aux contribuables".

– Combien ? "Je ne préfère
pas en parler pour l’instant."

Et les 250 habitants –
dont 40 en logement social – des "Damiers" de Courbevoie (le site ou
devrait se construire le complexe) à reloger ? Comme si c’était fait :
"Nous avons acheté un immeuble, 20 place des Iris à Courbevoie, où nous
pourrons reloger les 40 foyers PLS (prêts locatifs sociaux) des Damiers et 11
foyers supplémentaires, soit 51 logements sociaux au total. Sur les 180
familles restantes (logées en PLI – Prêt locatif intermédiaire), 1/3 sera
également relogé en PLS. Au total nous allons donc créer 110 logements sociaux
grâce à notre projet".

– Quant aux familles restantes :
"nous leur proposerons des solutions de relogement très prochainement.
Toujours dans un standing équivalent et même souvent supérieur."

– Et de conclure : "il est
prévu que les travaux débuteront en 2010 pour s’achever en 2014". Pas de
conditionnel.

Mais un dernier détail à régler :
obtenir le permis de construire.

 

Adrien Pouthier

(30/05/08)

 

Avec l’aimable autorisation de M.
Jean-Philippe Defawe, que nous remercions.

http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/depeche.asp?id=DFF7EAE0C&acces=5&numPage=

 

Et tenez compte de la phrase finale de l’article…


Mais aussi…

24
juin 2008

A
la Défense, une tour peut en cacher une autre

Finaliste du concours pour la tour
Signal, le projet Hermitage Towers, à Paris, affiche une longueur d’avance sur
la concurrence et revendique une faisabilité immédiate.

Effervescence à la Défense
dans le sillage de la tour Signal : derrière le lauréat désigné le 26 mai en la
personne de Jean Nouvel et des sociétés Medea et Layetana ses partenaires
espagnols (« Les Echos » du 28 mai 2008), les deux autres finalistes français
du concours déclarent s’accrocher, chacun sur son site : Jean-Michel Wilmotte
en association avec Bouygues Immobilier et Centuria sur Défense 8, à la porte
Sud du quartier d’affaires, et surtout Jacques Ferrier qui fait équipe avec le
promoteur russe Hermitage (Stroïmontage Group) sur Défense 1, à l’entrée du
site depuis Paris. Ce dernier rappelle que son projet est antérieur au concours
et qu’il l’a présenté par opportunité, dans l’idée d’accélérer les décisions et
procédures administratives. De concert avec son partenaire, l’architecte en
parle comme d’un coup parti, le promoteur Emin Iskenderov détaillant les
mécanismes d’acquisition foncière et de relogement des habitants concernés par
ce projet spectaculaire de double tour culminant à 309 mètres de haut, en bord
de Seine, sur Courbevoie. « Cet emplacement en premier rang sur la Seine, au
débouché du pont de Neuilly, est la clef du projet », explique le représentant
russe qui a longuement arpenté la Défense avant de trouver un foncier à la
mesure de ses ambitions. La vue sur le fleuve et la proximité du pont de
Neuilly collent à ce programme mixte à dominante résidentielle, qui viendrait
en relève des immeubles d’habitation Damiers d’Anjou et de Bretagne, totalisant
250 logements (40 en locatif social, 210 en intermédiaire), propriétés de la
société d’HLM Logis-Transports. Leur cession étant conditionnée au relogement
des habitants, le promoteur en a fait sa priorité, après enquête sociale
réalisée à la demande de la DDE. Une partie d’un immeuble voisin, sis place des
Iris, a été acquise en avril, offrant 51 appartements pour le relogement des 40
locataires sociaux sur le territoire de la commune, le promoteur déclarant
vouloir en offrir 70 supplémentaires. Avec les occupants des logements dits «
intermédiaires », les négociations vont bon train même si 178 familles, à ce
jour, sont encore en attente de propositions que le promoteur veut
avantageuses. Tout compte fait, ces conditions « sociales » à réunir
n’apparaissent guère plus insurmontables que l’opposition rencontrée par le
projet lauréat de la tour Signal dès le lendemain de sa désignation, exprimée
par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux et députée UMP, par ailleurs membre
du jury, qui menace de ne pas modifier le POS de sa commune. Les difficultés
inhérentes à la Défense dans le montage des opérations laissent donc la
compétition ouverte entre les projets de tours de 300 mètres qui désormais
rivalisent sur le site. Quelle sera la première construite de ces tours Phare
(Unibail avec Morphosis, architecte), Generali (Valode & Pistre), Signal
(Jean Nouvel) et maintenant Hermitage, avec Jacques Ferrier ?

Monument partagé

« Notre projet Hermitage
Towers est d’abord une proposition d’urbanisme qui vise à humaniser et à
désenclaver le secteur Défense 1 coupé du quartier d’affaires par le boulevard
circulaire », défendent en cœur le promoteur et l’architecte. « C’est un projet
ouvert, en lien avec la ville, poursuit Jacques Ferrier, dont la hauteur est
contextuelle, en rapport avec sa situation sur la Seine en bas du site de la
Défense. Nous avons voulu faire autre chose qu’une tour en travaillant sur la
légèreté et la transparence », développe l’architecte comme pour excuser la
haute silhouette dégingandée en H dont la valeur emblématique saute aux yeux. «
Le paysage de la ville passe au travers comme le ciel entre à l’intérieur des
tours », commente le concepteur qui explique le facettage des volumes par la
volonté de capter les reflets et de conserver une profondeur de champ : « Un
piège à images tourné vers le sol et l’horizon de la ville. » Et d’attirer le
regard vers le socle commercial du projet qui réalise l’accroche urbaine par
son parvis et sa canopée étirés jusqu’au fleuve. « Le projet offre depuis le
pont de Neuilly une liaison visuelle directe entre le chemin et la destination,
ce qui n’existe pas à la Défense où il faut toujours se glisser par des trémies
pour atteindre chaque secteur », fait-il observer, assurant que tous les
problèmes de voirie inhérents à la RD7 sur la berge et au raccordement à l’A14
sont en voie de résolution avec les équipes d’ingénieurs et de paysagistes
mobilisées. Par son assise, la tour Hermitage prétend changer en profondeur la
vie du quartier, à commencer par les immeubles Damiers maintenus (400 logements
en copropriété), et rayonner plus largement sur la Défense et les communes
environnantes. Son grand atout est la mixité affichée dès le socle aménagé en
passage couvert débouchant sur la Seine avec, outre les commerces et
restaurants, une salle de sport polyvalente (dont patinoire), un auditorium de
1.300 places et des galeries d’art. Le programme superpose ensuite 30.000
mètres carrés de bureaux, 50.000 mètres carrés d’hôtel et 130.000 mètres carrés
d’habitation, soit quelque 530 grands appartements commercialisés entre 10 et
12.000 euros le mètre carré, Neuilly en vis-à-vis donnant le ton. Jacques
Ferrier fait de la mixité une garantie de développement durable, les différents
locaux équilibrant leurs besoins dans le bilan thermique quotidien de la tour
sur le principe des vases communicants. La consommation devrait s’établir
autour des 100 kW par mètre carré et par an, trois fois moins que la moyenne
actuelle, assure l’architecte dont le projet manifeste de tour Hypergreen
(2005) a fait date dans l’approche environnementale des immeubles de grande
hauteur. « Si la taille de l’opération permet de mobiliser des techniques de
pointe, la mixité et la localisation à la porte de Paris, sur les réseaux,
restent les meilleurs arguments de développement durable du projet », estime
l’architecte qui parle d’une « tour ultra mixte » et « hyper frugal en matière
d’énergie », satisfaisant la certification BREEAM (*), référentiel jugé le plus
pertinent. Et si la tour Hermitage campe un monument par sa taille, sa capacité
(250.000 mètres carrés) et sa posture, à l’instar des édifices parisiens
orientés sur la Seine, Jacques Ferrier évoque « un monument partagé », avec des
cafés, des restaurants et des spas accessibles en étage et au sommet, dans les
deux têtes tournées vers la tour Eiffel et l’esplanade de la Défense.

Source :les échos

François Lamarre 

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